Mardi 2 mai 2006 2 02 /05 /Mai /2006 19:53
- Publié dans : Tests

TEST DE CALCUL RAPIDE

 

 

 

 

 

Ceci est un calcul à faire mentalement et rapidement.

 

 

N'utilisez ni calculette, ni stylo et papier : ne trichez pas !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Prendre 1000 et y ajouter 40. Ajouter 1000.

 

 

Ajouter encore 30 et à nouveau 1000.

 

 

Ajouter 20. Ajouter 1000, puis 10.

 

 

Quel est le total ?

 

 

Descendez pour la solution :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous avez trouvé 5000 ? La réponse juste est 4100. Refaites le calcul

 

 

Contrôlez avec votre calculatrice ! la séquence décimale confond notre cerveau qui saute "naturellement " vers la plus haute décimale (centaines au lieu des dizaines).

 

 

De la rigueur, de la rigueur !


 

 


 

TEST DE LECTURE RAPIDE (votre intelligence ?)

 

 

 

 

 

 

 

 

INSTRUCTIONS : faites le test avant de lire le résultat.

C'est vraiment étrange!

Ne trichez pas !!!

 

Il n'y a aucun piège dans ce test.

 

 

 

Lisez cette phrase :

 

 

 FINISHED FILES ARE THE RE-

SULT OF YEARS OF SCIENTIF-

IC STUDY COMBINED WITH

THE EXPERIENCE OF YEARS

 

 

 

Maintenant comptez les " F " de cette phrase à voix haute.

Comptez les UNE SEULE FOIS sans vous arrêter,

et sans revenir en arrière !

 

 

 

Puis descendez dans l'écran suivant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

La solution

Réponse : il y a six " F " dans la phrase.

 

 

Une personne dont l'intelligence se situe dans la moyenne en trouvera 3.

 
Si vous en avez trouvé 4 vous etes au dessus de la moyenne.

 
Si vous en avez trouvé 5 vous pouvez vous permettre de vous vanter un poil....

 
Si vous en avez eu 6 vous etes un génie !!!

 
  

 

 

 

 

Il n'y a pas d'astuce, la plupart des gens oublient les " OF ".

 

 

En fait, le cerveau humain est persuadé de voir des " V " en lieu et place des " F ".  

 

 

 

Une autre explication viendrait de la lecture rapide, qui nous fait reconnaitre tout de suite le " OF " et donc le mot est sauté sans etre analysé.

 

 

Y a-t-il des génies parmi vous ?


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Mercredi 26 avril 2006 3 26 /04 /Avr /2006 19:42
- Publié dans : Ecrits sympathiques

Un menteur dit "je mens."

En disant: " Je mens ", il dit la vérité.

Donc, en la disant, il ne ment plus.

 Dans ces conditions, il ment encore, mais s'il ment, ce n'est que parce qu'il dit la vérité en avouant être un menteur.

Par conséquent, disant la vérité lorsqu'il reconnaît mentir, il redevient menteur en prétendant qu'il ment.

Conclusion: on peut mentir parce qu'on dit la vérité, et inversement, dire la vérité lorsqu'on ment.

PIERRE REY: "Une saison chez Lacan"   


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Mardi 25 avril 2006 2 25 /04 /Avr /2006 01:24
- Publié dans : Moi-Même
         
 
 Ernesto Guevara
 (Rosario, Argentine, 1928 - Higuera, Bolivie, 1967)
   
                                   
 

De son vivant, un symbole; à sa mort, un mythe.
 
Ernesto Guevara dit "le Che" n'en finit pas de faire fantasmer des milliers d'opprimés et de révoltés dans le monde.
En effet, le personnage a lutté jusqu'à son exécution pour rendre plus juste un monde basé sur l'inégalité (impérialisme, dictature, disparités sociales). Et il a pu mettre ses idées en oeuvre.     
                        
On peut en partie expliquer le mythe du fait que son corps fut porté disparu pendant près de trois décennies (entretenant le doute sur sa mort). Egalement par la probable implication des services secrets américains dans sa mort et enfin, parce qu'il est comparé au "Christ".
 
 
 
 
Mais de son vivant, pourquoi est–il devenu un symbole ? 
 
Trois étapes pour l’expliquer brièvement:
Ø     celle de son engagement politique,
Ø     rôle politique (ministre de l'industrie)
Ø      son combat dans d'autres pays

 
Comment en vient-il à la politique ?
 
Ernesto Guevara est issue d'une famille athée, anticonformiste et dont la maison était ouverte aux exclus. Adolescent frondeur, sportif, curieux et énergique, il entreprend en 1951 avec son meilleur ami d'enfance, Alberto Granado, un long voyage sur le continent latino-américain.
 
Il se retrouve confronté à la misère et l'exploitation humaine (les mineurs chiliens, les lépreux d'Amazonie…).
C'est sûrement ce qui le pousse à s'intéresser à la politique car en 1953, bien qu'il ait obtenu son diplôme de médecine (études débutées en 1947), il part pour un second voyage, au cours duquel il s'engagera auprès du gouvernement guatémaltèque d'Arbenz.
 
 
 
A propos du Guatemala, il écrit dans son journal :
" Voilà un pays où l'on peut gonfler ses poumons de démocratie, je pourrais faire construire une clinique et devenir riche, mais ce serait trahir mes 2 moi: le socialo et le routard."
 

A la chute d'Arbenz, il continue jusqu'au Mexique où l'ancien dirigeant guatémaltèque rassemble ses partisans. Ernesto rencontre alors Fidel Castro, dirigeant du M26 (mouvement du 26 juillet) dont le but est de renverser le dictateur Batista à Cuba.

Les deux hommes fraternisent immédiatement, Guevara décide alors de prendre part à la révolution cubaine.

 

 
 
Il écrit dans son journal :
"Après avoir redressé quelques torts à Cuba, j'irais n'importe où ailleurs. Quand on a comme moi le virus de la révolution, on ne peut s'en débarrasser que dans la tombe."
 
 
Fidel arrive au pouvoir en 1959, il nommera successivement Ernesto ambassadeur itinérant, Président de la Banque Nationale, puis ministre de l'industrie en 1961.
 
De cette période qu'il a passée à la tête de la Banque Nationale, il reste les billets de banque portant sa signature avec le simple sigle "Che", impertinence signalant qu'il ne faut pas accorder trop d'importance à l'argent.
 
 
 
Un ministre très scrupuleux
 
D'après Alberto Granado, Ernesto Guevara exigeait envers lui-même et les autres une ligne de conduite assez stricte, il était un peu sectaire, avec lui, il n'y avait pas de demi-mesure.
On peut constater la véracité de ces propos en s'intéressant aux actions du Che dans sa vie politique:
En 1961, Fidel Castrol'assigne au poste de Ministre de l'industrie:
Il refuse alors le salaire de 30 000 dollars prévu pour cette fonction et conserve celle de 250 dollars qui lui était avant attribuée en tant que "Commandant de la Révolution".
 
A l'époque, son ministère devient alors un creuset où naissent les propositions et réflexions, à caractère hypothétique.
Le commandant de la révolution devait à cette époque se transformer rapidement en économiste et en ministre conscient de ses choix.
 
Pour organiser la mobilisation populaire, il constitua des brigades de travail bénévoles. Il est alors le premier à donner l'exemple, se levant à quatre heure du matin les jours de repos (jours fériés compris) pour travailler dans les champs et dans les usines.
 
Objectif : industrialiser le pays par étapes forcées.

Ce fut un fiasco. Guevara prit conscience du développement excessif du pouvoir administratif (bureaucratie), à l'égard duquel il éprouvait une profonde méfiance depuis sa visite en U.R.S.S. (lorsqu'il était embassadeur itinérant.
 
 
 
 Un agitateur tiers-mondiste
 
En 1965, Ernesto démissionne de toutes ses fonctions à La Havane. Il part pour un voyage de trois mois, centré sur l'Afrique et le Moyen-Orient. Il explique dan son journal:
 
"L'Afrique est l'un des plus importants champs de bataille contre toutes les formes d'exploitation
qui existe dans le monde, contre l'impérialisme, le colonialisme et le néo-colonialisme".
 
Considérant le Congo comme "un problème mondial", il décide de participer en personne au conflit en cours dans le pays. Avec l'accord de Fidel, il mènera là-bas une expédition avec sous son commandement un groupe de guérilleros cubains spécialement entraînés.
 
L'opération se révèle être une amère défaite politique et militaire et cela malgré les contacts et l'appui apportés par Cuba.
Il revient clandestinement à Cuba, seul Fidel le sait de retour. Le dirigeant cubain l'approuve dans sa décision de mettre au point une nouvelle lutte armée dans un pays d'Amérique Latine.
Comme par hasard, l'année 1966 est proclamée "année de la solidarité3 à Cuba. La révolution s'engage à soutenir la cause des peuples opprmés. La Havane devient alors le point de repère des populations défavorisées.
 
 
Guevara jette son dévolu sur la Bolivie où les militaires ont destitué le président. C'est le pays opportun pour allumer un premier foyer de guérilla qui pourrait s'étendre par la suite à l'Argentine, au Venezuela et à la Colombie.

Il voudrait créer "1,2 ou plusieurs Vietnam". Il part en Bolivie avec un groupe de guérilleros que complèteront des boliviens. Mais le 7 octobre 1967, le Che et les derniers survivants de son équipe initiale sont surpris par des bataillons de Rangers. Blessé puis interrogé, le Che refuse de parler. Le 9 octobre,  il est exécuté sur ordre du président bolivarien Barrientos. Des fonctionnaires des services secrets américains se seraient occupés de l'exécution.
 
 
C'est ainsi se terminent trente neuf ans de vie vécue intensément. 
Sa mort fut vécue comme un véritable drame par tous les opprimés d'Amérique Latine.
 
 
Le culte d'images sacrées, reposant sur un profond ancrage de la religion, a assurément amorcé le mythe.
 
Ernesto Guevara était un symbole de rébellion, de liberté et de lutte contre l' injustice. Il a mené un chemin politique honnête et sincère. Cet incorruptible savait réviser ses choix et accepter de se laisser guider par les évènements (n'oublions pas qu'il prônait la révolution permanente); 
Il était ainsi obligé de vérifier dans la pratique ce qui avait été théorisé à froid. Ses pensées et sa vie étaient un véritable "work in progress".
 
Dans la mesure du possible, il a tenté d'étendre son combat à l'échelle mondiale, s'impliquant totalement dans la mise en application de ses concepts.
C'est cet acharnement qui constitue en partie la force du symbole. Parallèlement, le phénomène de "culte", très répandu en Amérique Latine contribua assurément à en faire une icône.

Cependant, on oublie souvent que ses démarches aboutissent à des échecs.
Il n'est pas parvenu à industrialiser Cuba ni à propulser la révolution au Congo.
 

 L’emblème : pourquoi son image ne meurt-elle pas ?
 
3 étapes pour l'expliquer:


  •   Pourquoi son image demeure inébranlable ?
  •   La comparaison entre lui et le Christ.
  •   Pourquoi est-il devenu un mythe?

Durant toute sa vie, Ernesto Guevara a lutté contre les injustices de la planète, notmamment à Cuba. Malgré cela, c'est plutôt son apparence physque que les générations suivantes ont retenue. En effet, son béret étoilé, son visage (souvent qualifié d'angélique), où se lit sa détermination...
Une expression sévère sur le visage, qui laissait supposer une passion folle. Des yeux brillants d'intelligence et d'énergie. De longs cheveux en brousaille. Un cigare au coin des lèvres...

Une véritable figure romantique.

C'est cette image qui est restée figée dans la mémoire collective. De plus, étant mort à l'aube de la quarantaine, le Che évoque à tout jamais l'éternelle jeunesse.

De par son assassinat, on parle également de lui comme
d' un martyr supplicié:
 
Effectivement, son exécution a été vécue par les cubains comme une douleur, une rage, un chagrin, faisant de sa défaite en victoire.
 
Défaite d’ailleurs qui n’en est pas totalement une, puisque son image traverse toutes les générations, entraînant bien évidemment, un commerce florissant à Cuba : on trouve son effigie sur des pièces et des billets.
 
De ce fait, si Ernesto Guevara n’a pas réussi à aller au bout de son combat étant vivant, il aura aidé les peuples d’Amérique Latine dans leur lutte contre l’injustice.
 
En Europe, le Che a fait vendre autant de produits et son effigie a été reprise par de jeunes révoltés lors des mouvements de 1968.
                           
 
 
Actuellement encore, paradent dans des manifestations, des drapeaux, ou pancartes avec son portrait.
 
Sauf qu' aujourd'hui, les jeunes ne savent plus vraiment ce qu’il représente ni ce qu’il a accompli: ils ne retiennent que son image.
Un sondage en 1995 montre que les adolescents de 15 à 25 ans plaçaient le Che en tête de leurs idoles.
 
De plus, de grands hommes lui rendirent hommage :
Jean-Paul Sartre dans un livre ou encore François Mitterrand qui déclara publiquement :
 
 «Un homme de gauche doit le dire, le combat du Che est celui d’un homme libre ! ».
 
 Ernesto "Che " Guevara est devenu l'emblème du Combat Révolutionnaire, du fait de son implication totale pour rendre le monde plus juste.
 
 
 
L’incarnation du Christ : pourquoi une telle comparaison ?
 
A plusieurs reprises dans sa vie, le Che fut comparé au Christ.
Par exemple, quand le soldat Monténégra aida Ernesto blessé à gravir la colline jusqu’au village de la Higuera, on pensa à Simon de Cyrène qui avait aidé Jésus à porter sa croix.
De même, peu avant sa mort en Bolivie, délaissé par Castro et coupé de tout contact avec Cuba, il se retrouva dans la situation du Christ, (paraît-il, ;-) ) quand ce dernier se lamenta :
« Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
 
Il y a aussi le fait qu’il soit mort les yeux ouverts, qui le rendait très impressionnant :
 « Il ressemble au Christ » disaient les gens, venus le voir sur le lieu de son exécution. A l’hôpital de Villegrande, où le corps fut par la suite exposé, médecins et photographes le regardaient fascinés.
Jusqu’à murmurer, pour les plus superstitieux :  « Autant de balles que Saint Sébastien »
 
Par la suite, la disparition de son corps fit monter bon nombre de rumeurs sur les véritables conditions de sa mort, elle fut mise en doute. Rappelons que la suspicion avait également été jetée sur la mort du Christ.
 
Ces rapprochements incessants entre les deux personnages peuvent s'expliquer du fait que les habitants d'Amérique Latine sont profondément croyants, ils ont très vite sanctifié Ernesto Guevara.
 
  
        
Qu’est-ce qui fait de lui un mythe ?
 
De nos jours, on pourrait définir un personnage mythique comme quelqu'un de beau, qui serait mort jeune et qui aurait marché à côté des tapis rouges. Mais ne serait-ce pas le résumé de la vie du Che ?
 
Vivant, il était dévoré par l’envie de redresser les torts et les injustices endurés par les pays pauvres, il était perçu comme un héros. Mort, il a été érigé au rang de mythe.
 
Si nous n’avons pas oublié son image, c’est aussi grâce aux photographies que nous avons de lui.
Effectivement, lors d’un meeting, un photographe immortalisa son image. Elle devint très célèbre et resta par la suite ancrée dans les esprits. C'était la sanctification d’un visage perdu vers l’avenir, surmonté de son béret noir étoilé.
 
Un autre cliché s'est révélé être marquant: c'est celui de l'irascible guérillero sur son lit de mort.
En effet, personne ne voulait, ne pouvait croire que le Che était réellement mort.

De plus, ses yeux sont restés ouverts, ne craignant ni la mort ni le lendemain incertain. Son combat, le seul et unique but de son existence, fut celui de toute une génération. Il était engagé dans l'action publique, se livrant avec zèle dans une bataille révolutionnaire permanente. Il serait allé n'importe où pour rendre le monde plus juste.
 
Une phrase fut constamment reprise par la jeunesse en lutte :
« Che, tu fais partie de ceux qui ne meurent jamais ».
 
De nos jours encore, son mythe perdure et enfle, annonçant toujours une bonne nouvelle " Demain, le monde va changer de base".
 

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Samedi 15 avril 2006 6 15 /04 /Avr /2006 23:34
- Publié dans : Pôle-à-tiques!

De 7 à 77ans, que de monde dans la rue!

      

 

                 ...restera les souvenirs...


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Samedi 15 avril 2006 6 15 /04 /Avr /2006 22:02
- Publié dans : Pôle-à-tiques!

 

 


Ah nos chers amis les CRS, que nous avons de gré ou de force côtoyés tout au long du mouvement.

Nos Robocops adorés ! Avec tous les accessoires : le casque, le bouclier, la matraque, les protections genoux et coudes, les petites pochettes avec bombes lacrymo, menottes, etc. Au cas où…

 

 

Ah nos protecteurs de l’institution publique! Des machines à rétablir l'ordre, même quand il n'y a pas de désordre! En témoigne notre dernière manif' du mardi 11 avril à Rennes. Des camions de CRS pour nous bloquer. Au cas où nous déciderions d'envahir la gare (qui a déjà été occupée 3,4 fois!). Tout de même, la rumeur s'est fait entendre, mais qui aurait suivi?!   

On aura tout vu avec eux. Quelques heures (mardi 11 avril), passées à se regarder dans le blanc des yeux. Au point où on aurait volontiers chanté: "je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier qui rira aura une tapette". Leur présence était une provocation en elle-même. Ils perdaient leur temps.

A défaut de soleil, nous n'avons même pas pu jouer à 1,2,3 CRS, ou leur tendre une fleur. Peut-être auraient-ils souri, touchés, comme dans je ne sais plus quelle ville, l'autre jour, devant les caméras. Ah, comme c'était beau de découvrir des aspects humains aux Robocops !

Car le reste du temps, on les voit arriver et dire: « Dispersez-vous ou on lance la première sommation! ». Ceci dit, nous n'avons pas le temps de faire un pas qu'ils attaquent de suite à la bombe lacrymo ! Ah les robocops ! De sacrés filous!

Et attention, surtout prenez garde à ne pas mettre vos lunettes de plongée pour vous protéger les yeux, car si vous vous faites prendre, ils sont capables de vous inculper pour port d’arme défensive !!

Non ?! Si si !!

En quoi mes petites lunettes de piscine bleu lagon, toutes rayées (hé oui, je ne sais comment), pourraient-elles constituer une arme défensive, je l'ignore. Mais voilà donc que je me trimballe avec une arme potentielle ? Laissez-moi rire!    

[Peut-être est-ce Sarko-le-nabot, maniaco-répressif, qui l'a écrit quelque part. On ne sait jusqu'où ira ce bout de nerf racorni qui propose déjà de déceler les potentiels délinquants chez les tout petits. Cet opportuniste autoritaire qui veut être calif' à la place du calif']



Qu’est-ce qui peut pousser les CRS à faire ce métier ?

La sensation de puissance et d’importance que procure la défense de l’institution? Le besoin de se rassurer sur sa virilité (même si c'est une madame-la-prefette qui commande) ? Les primes de risques ? L'uniforme ?  

Et que font-ils quand ils ne dispersent pas les manifestants?  Ils jouent à « Arrêtez-les tous ! », sur ordinateur? Peut-être ont-ils même des cours de psycho-pathologie du manifestant ? 


Du style:


 -1.  Le manifestant a pour caractéristique de porter des baskets, plutôt que des talons aiguille, en cas de mouvements de foule.


 -2. Le manifestant est parano ; regardez le dans les yeux, il deviendra tout péteux. Mettez-vous à courir, vous verrez sa respiration ralentir. Croisez son regard, il se prendra le trottoir...


 Mais le CRS a-t-il seulement de la psychologie ? Non, c’est plutôt l’instinct animal qui l’emporte. Je suis certaine qu’ils jouent au chat et à la souris quand ils rentrent au bercail. Mieux encore, à la balle aux prisonniers. Peut-être que c’est ça au fond les CRS, de grands enfants qui n’ont jamais voulu quitter la cour de récré.    


                                                    




   


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Samedi 15 avril 2006 6 15 /04 /Avr /2006 21:54
- Publié dans : Pôle-à-tiques!

 

 

                            




Un mouvement politique dans lequel nous sommes nombreux à nous être engagés depuis le 07 février 2006.


09 semaines de mobilisation pour une petite victoire!

Le remplacement du CPE. Petite victoire non négligeable, certes, mais tout de même, petite.

Rennes 2 est une des premières facs à s'être mobilisée. Pendant 09 semaines, nous avons bloqué notre université. Nous avons participé à toutes sortes de réunions pour organiser notre mouvement (commissions internes, externes, action, répression, comité de grève…).

Nous avons manifesté 2, 3 fois par semaine. Nous avons occupé des lieux "symboliques" (mairie, inspection académique, ANPE, etc), généralement en rapport avec nos revendications.

Nous avons distribué des tracts, nous avons fait des blocages économiques.

Levés tôt le matin pour participer à ces actions, plus ou moins bien accueillies par les gens.

09 semaines dans les rues, 09 semaines de stress, 09 semaines de fatigue avec un emploi du temps bien plus chargé que celui que nous connaissons habituellement en fac.


A présent, on nous demande de nous arrêter. Parce que nous avons obtenu une victoire. Parce que l’opinion publique commence à regarder notre ténacité d’un mauvais œil.

Or, il reste bien du travail à faire. Tout le monde semble oublier qu’il reste bien des points de contestation (le CNE qui a provoqué d’autres manifestations, moins médiatisées, à la fin de l’été dernier ; le travail de nuit pour les moins de 16ans, la fin de la scolarité obligatoire qui passe de 16 à 14 ans).


Et nous devrions nous contenter du remplacement du CPE?


De l’avis de presque tous (la génération de nos parents, les médias), oui.

Or, il est bien difficile de se faire à l’idée que ce que nous espérions être le début d’un mouvement politique se meurt d’une façon si brutale. Bref, de l’avis de tous, nous ne pouvons continuer notre mouvement.

On nous dit que nous devons reprendre les cours, pour rattraper notre retard, passer nos examens. La validité de nos diplômes est en jeu. On nous parle des enjeux financiers, de tous ceux qui ont déjà du mal à payer leurs études et qui ne pourraient se permettre de doubler, de passer une année de plus à l’université.

Parce qu’on a 20 ans et que certes, c’est bien beau de vouloir changer le monde, mais il faut redescendre sur terre : nous ne pouvons le faire et s’être battu(e) 09 semaines est déjà bien.

Ce constat est écoeurant. Il est vrai que nous n’avons pas le droit de « jouer » avec l’argent de nos parents (pour tous ceux qui n’ont pas prévu de payer un logement sur Rennes cet été, en raison d’une prolongation de leur présence à la fac, pour passer leurs examens), les boursiers qui ont une obligation de résultats sans quoi ils perdront leurs bourses.

Il est vrai que nous n’avons pas le droit de continuer à bloquer notre université, les anti-bloqueurs ayant remporté le vote, qui s’est fait avec carte étudiante, lundi 10 avril.

Mais ne pourrions-nous pas continuer le mouvement autrement ?
En dehors de nos heures de cours ?


C’est peu probable. Car il y a tout le temps que nous allons désormais (re)passer en cours, le temps que nous allons consacrer à en apprendre le contenu. à faire les exercices donnés par les professeurs. La fatigue que ça engendre.

Et combien alors auront encore le courage de se réunir le soir à l'université pour décider des actions à venir, dans nos moments de libre, qui ne seront jamais les mêmes selon les filières/différentes années d’un même cursus.

Ainsi, le mouvement serait mort ? Que devons-nous faire ?


Nous inscrire auprès d’un syndicat, d’une association luttant contre la misère du monde ou dans un parti politique ? Pour ceux qui comme moi, ne l’ont pas encore fait ?

Pour redevenir banals. Ne plus surprendre qui que ce soit ? Quel dommage !

Notre génération pourrait s’illustrer comme l’exemple d’une génération qui tient aux acquis sociaux obtenus par les générations précédentes mais qui n’est pas pourtant fermée aux réformes, à la nouveauté, comme essaient de nous le faire croire les adeptes du libéralisme.

Une génération qui refuserait ce que les forces mondiales du moment (néolibéralisme, loi du fric, de la rentabilité et de la flexibilité) essaient de lui imposer :

une vision unilatérale du monde. Celle des Etats-Unis.


Suivie jusqu’ici par la plupart des décideurs politiques. Berlusconi, Sarko-le-suppôt, Chirac, Tony Blair…

Et les pays du nord de l’Europe alors ??? Ces pays où politique rime avec intelligence, où l’aspect humain est privilégié ! Qu’en fait-on ?

C’est sur eux que nous devrions calquer notre modèle politique. Pourquoi ne s’implique-t-on pas plus dans la politique au quotidien ?

La politique, c’est aussi ce que nous achetons (produits bios, équitables), comment nous consommons (eau, électricité), respecter la nature…et bien sûr, contester les façons d’agir contestables de ceux qui nous gouvernent. Or, à présent, ceux qui se mobilisent à l’année sur ces questions, même s’ils voient sensiblement leurs rangs grossir lors de mouvements sociaux de grande ampleur ou d’informations largement médiatisées, retombent dans le banal, le quotidien.

Tous ceux dont les gens acceptent les tracts dans la rue, y jettent à peine un coup d’œil et les balancent ensuite par terre ou dans la poubelle. Parce qu’ils n’ont pas le temps, parce qu’ils ne se sentent pas directement concernés, parce qu’ils se sentent à l’abri de tout ça. Parce qu’ils se sentent envahis par tout ce qui ne va pas.

Mais c’est en participant tous autant que nous sommes au soutien d’une cause, (politique, alter-mondialiste, environnementale, etc…), que nous pourrions faire avancer les choses. Faire respecter l’Humain et faire reculer le règne de l’économie-mère-de-la-société.


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